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Nous sommes l'Alliance Internationale francophone pour l'Égalité et les Diversités.
Égides compte plus de 200 organisations membres dans 33 pays et territoires francophones.

Égides croit en un monde où l'égalité des droits est pleinement réalisée pour les personnes LGBTQI dans les espaces francophones. Nous facilitons la rencontre et la mobilisation internationale des organisations et activistes LGBTQI, assurons leur accès à des ressources techniques en français, et favorisons des financements adaptés aux besoins de ces communautés.

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À l'occasion du Sommet Canada-Union européenne, qui s'est tenu à Montréal fin octobre 2026, Égides, présidente de Pride 7, a porté les recommandations de la société civile LGBTQI auprès des plus hautes représentantes de l'Union européenne et du Canada. Retour sur une semaine de plaidoyer.

Un panel avec la Délégation de l'Union européenne au Canada

Le 26 octobre 2026, Égides pour Pride 7 et la Délégation de l'Union européenne au Canada ont réuni à Montréal un panel hybride : « Engager avec le G7 et le G20 pour les droits des personnes LGBTQI ».

Près de 150 personnes ont suivi les échanges, en salle et en ligne : représentant·es de la société civile, d'institutions et d'organisations internationales, issu·es de 24 pays et territoires. Près de la moitié se connectaient depuis le continent africain.

À partir des échanges entre les panélistes et des questions du public, Égides a formulé cinq recommandations à l'Union européenne, rassemblées dans un court rapport destiné à être remis en mains propres à ses représentant·es.

Photos : Marie Rousseau


Cinq recommandations à l'Union européenne

  1. Les droits des personnes LGBTQI ne sont pas une variable d'ajustement. Ils ne doivent pas être sacrifiés aux compromis diplomatiques, au G7 comme ailleurs, et doivent faire partie intégrante d'une politique étrangère qui place la démocratie et les droits humains au cœur du travail de l'Union européenne.
  2. Reconnaître, nommer et contrer la montée de la haine anti-genre et anti-LGBTQI, un mouvement organisé et très bien financé, notamment en défendant systématiquement le langage agréé dans les négociations multilatérales.
  3. Financer durablement les organisations LGBTQI et féministes, y compris leur sécurité, protéger les espaces civiques et soutenir la participation des mouvements du Sud global aux espaces de décision.
  4. Consulter les mouvements concernés avant toute initiative diplomatique, en particulier dans les contextes où les personnes LGBTQI sont criminalisées.
  5. Faire du rapprochement Canada-UE un levier de coordination diplomatique et d'une diplomatie féministe commune, en ligne avec le GAP IV, et soutenir Pride 7 face à la présidence américaine du G7 en 2027.

Une rencontre avec la vice-présidente exécutive de l'Union Européenne Roxana Mînzatu

Le 29 octobre, en marge du Sommet, Michaël Arnaud, directeur général d'Égides, a rencontré Roxana Mînzatu, vice-présidente exécutive de la Commission européenne, et lui a remis en mains propres les recommandations de Pride 7 pour 2026, accompagné de Victoria Legault, coprésidente d'Égides, et Hayley Newman-Petryshen du Réseau Dignité Canada.

Trois messages ont été transmis :

  • l'Union européenne doit mener une politique étrangère féministe et inclusive des personnes LGBTQI ;
  • la société civile LGBTQI doit avoir une place centrale dans le rapprochement entre l'UE et le Canada, à commencer par les échanges du Sommet ;
  • la stratégie de l'UE pour l'égalité des personnes LGBTQI 2026-2030 est adoptée : il faut maintenant des moyens à la hauteur pour la mettre en œuvre.

Une question à Kaja Kallas et Anita Anand

Le même jour, l'Université de Montréal et le Centre Jean Monnet de Montréal organisaient au Marché Bonsecours la conférence « Le Canada et l'Union européenne : partenaires stratégiques et alliés pour l'avenir ». Kaja Kallas, haute représentante de l'Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, et Anita Anand, ministre des Affaires étrangères du Canada, y ont échangé pendant 45 minutes sur leurs défis géopolitiques communs, sous la modération de Frédéric Mérand, directeur du Département de science politique de l'Université de Montréal.

Une seule question du public a été retenue : celle de Michaël Arnaud, au nom d'Égides et de Pride 7.

Alors que le contexte mondial devient de plus en plus hostile aux droits humains, à l'égalité de genre et en particulier aux droits des personnes LGBTQI, sous l'impulsion des États-Unis, le Canada et l'UE s'engageront-ils à être et à rester des alliés qui se font entendre ? Notamment par des politiques étrangères concertées et féministes, qui nomment la haine et s'y opposent publiquement, qui protègent délibérément les droits humains et les droits des personnes LGBTQI, y compris en soutenant politiquement et financièrement les mouvements de la société civile ?

Michaël Arnaud, directeur général d'Égides (question posée en anglais)

Anita Anand a répondu oui, sous les applaudissements de la salle. Elle a affirmé que l'égalité de genre, les droits des personnes LGBTQI et ceux des peuples autochtones restent au sommet de la politique étrangère du Canada, que ces valeurs ne seront pas remplacées, et que le Canada comme l'UE sont reconnus dans le monde comme des phares pour ces valeurs.

Kaja Kallas a également répondu oui, tout en reconnaissant que c'est de plus en plus difficile. Elle a décrit un climat où de grands acteurs ouvertement misogynes servent d'exemple, où les discussions sur les droits humains sont souvent écartées au profit des affaires, et où la Cour pénale internationale fait l'objet de fortes pressions, que l'UE combat. Elle a rappelé que l'UE finance de nombreux pays et attend d'eux qu'ils respectent certains droits.

Anita Anand a conclu en soulignant le rôle des deux partenaires pour défendre ces principes, notamment dans leurs rencontres bilatérales, et l'importance de travailler main dans la main avec l'UE : ensemble, on pèse plus.


Et maintenant ?

Ces engagements publics sont importants. Égides et Pride 7 continueront de suivre leur mise en œuvre, en particulier le financement de la stratégie LGBTIQ de l'UE et la place faite à la société civile dans le partenariat Canada-UE, en vue de la présidence américaine du G7 en 2027.

Nouvelles / Actualité
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ENTREVUE RENÉE NWOES : AUTRICE DU RAPPORT "SOIGNER SANS DOMINER"

Égides publie « Soigner sans dominer : repenser la santé mentale LGBTQI+ à partir des pratiques de soins locales africaines », un rapport de recherche mené dans le cadre du projet Pour Moi, Pour les Autres. Rencontre avec son autrice, Renée Nwoes.

Le rapport

Les cercles de parole. La musique, la danse. Les rituels. Les familles qu'on se choisit, les solidarités qu'on organise sans attendre que quelqu'un les autorise… ça aussi c'est la santé mentale.

« Soigner sans dominer » explore la santé mentale des personnes et militant·es LGBTQI+ en Afrique centrale et de l'Est, et les pratiques de soin que les communautés ont développées elles-mêmes. Il s'appuie sur des groupes de discussion, des entretiens individuels et un questionnaire menés auprès d'activistes, de personnes concernées, de professionnel·les de santé mentale et de chercheur·es.

Le rapport met en lumière la richesse des savoirs de soin, l'importance d'un accompagnement respectueux de chaque personne, et la force de l'entraide entre pair·es. Il se conclut par des recommandations adressées aux organisations, aux professionnel·les de santé, aux bailleurs de fonds et aux mouvements communautaires.

Il a été présenté lors du salon en ligne « Ma santé mentale, ma priorité ! » le 15 octobre 2026, pendant le mois de la santé mentale.


Entretien avec Renée Nwoes, autrice du rapport

Renée Nwoes

Pourquoi le titre « Soigner sans dominer » ? Que signifie, concrètement, soigner sans dominer ?

Parce que beaucoup de personnes rencontrées lors des groupes de discussion et des entretiens individuels ont vécu le soin comme une domination de plus. Pour certaines, le soin a pris la forme d'une tentative de « guérison » de leur orientation sexuelle. Un·e participant·e en RDC l'a résumé ainsi :

On m'a proposé de prier pour guérir. Ce n'était plus un soin, c'était une correction.

anonyme RDC

Soigner sans dominer, c'est d'abord ne jamais chercher à corriger une identité. C'est reconnaître que la souffrance vient surtout de la violence, du rejet et de la criminalisation, et non de l'orientation sexuelle ou de l'identité de genre : c'est l'environnement hostile qui est responsable du mal-être et de la douleur.

Trop souvent, la ou le professionnel·le de santé se place en juge et condamne l'autre dans son identité. Elle ou il devrait au contraire être un·e partenaire, et non un·e expert·e qui sait mieux que la personne : écoute sans jugement, confidentialité réelle, respect des savoirs que les personnes ont construits sur elles-mêmes, de leurs pratiques culturelles et spirituelles.

Quels sont les principaux constats du rapport ?

La recherche a été menée dans 8 pays d'Afrique centrale et de l'Est, auprès d'environ 200 personnes. J'en retiens trois constats.

D'abord, la détresse est quasi universelle : 93,3 % des répondant·es au questionnaire ont déjà vécu un mal-être ou une détresse psychologique. Elle est liée à la discrimination (90,3 %), à la précarité économique (80,6 %) et au rejet familial et social.

Ensuite, le système de soin formel reste peu sûr : près de 4 personnes sur 10 n'ont jamais consulté, par peur d'être jugées, pathologisées ou exposées, ou faute de moyens.

Enfin, et c'est le constat le plus porteur d'espoir, les communautés ont développé leurs propres ressources : groupes de parole, pair-aidance, art, danse, spiritualité. 83,3 % des participant·es y ont déjà eu recours. Les membres de la communauté ont développé des mécanismes d'autosoin qui agissent comme des contenants protecteurs. Le soin existe déjà ; il faut le reconnaître, le légitimer et le soutenir.

Et les thérapies de conversion font assez de mal : il est impératif d'y mettre un terme.

Comment les militant·es LGBTQI+, régulièrement exposé·es aux violences et à la détresse des personnes qu'iels accompagnent, peuvent-iels préserver leur propre santé mentale ?

Première étape : ne plus considérer le repos comme une trahison de la cause. « On s'oublie beaucoup dans le combat », m'a dit un activiste. Or on ne peut pas porter les autres durablement si on s'effondre soi-même.

Concrètement : s'accorder des pauses réelles, partager les dossiers les plus lourds plutôt que de les porter seul·e, et avoir un espace pour déposer ce qu'on entend, entre pair·es ou avec un·e professionnel·le allié·e.

Mais ce n'est pas qu'une affaire individuelle : les organisations doivent inscrire le droit au repos et au retrait dans leur fonctionnement, faire tourner les responsabilités et prévoir des temps de soutien collectif. Le militantisme est aussi une source de sens et de force. Il faut le protéger pour qu'il le reste.

Il faut pouvoir le dire haut et fort : le repos est militant.

Comment organiser un groupe de parole sur la santé mentale entre pair·es, sans passer par des expert·es ? Quelles précautions prendre ?

C'est tout à fait possible : c'est même le premier recours de beaucoup de personnes rencontrées. Quelques précautions essentielles :

  • choisir un lieu sûr, physique ou en ligne, avec des outils sécurisés ;
  • poser ensemble des règles claires dès la première rencontre : confidentialité, consentement, non-jugement, droit de se taire ou de partir ;
  • désigner une personne facilitatrice, en faisant tourner ce rôle, chargée de veiller au cadre et à la circulation équitable de la parole ;
  • rester dans le partage d'expériences, sans poser de diagnostic ni prodiguer de conseils imposés encore de d’imposer ces méthodes de guérison;
  • prévoir à l'avance vers qui orienter une personne en crise, par exemple en cas d'idées suicidaires : un.e professionnel.le allié.e identifié.e, une ligne d'écoute, une personne de confiance ;
  • prendre aussi soin des facilitatrices et facilitateurs, qui absorbent beaucoup, leurs donner des espaces de décharge émotionnelle.

Quelles recommandations adresses-tu aux professionnel·les de santé ? Et aux bailleurs de fonds ?

Aux professionnel·les de santé : se former en continu aux réalités LGBTQI+ et adopter une posture d'écoute, de non-jugement et d'humilité culturelle. Le monde évolue à une vitesse fulgurante, les identités aussi : il faut savoir s'adapter, se documenter et rester bienveillant·e, même face à l'inconnu. Il faut également garantir une confidentialité absolue et refuser toute forme de « correction ».

Je les invite aussi à travailler avec les organisations communautaires plutôt qu'à côté d'elles. Ces organisations facilitent souvent l'accès à des formations pour se mettre à jour et s'informer sur les avancées de la communauté.

Aux bailleurs de fonds : financer de façon flexible et pluriannuelle les espaces de soins communautaires, et pas seulement les consultations individuelles. Il faudrait aussi reconnaître les pratiques non biomédicales et africaines comme du soin.  Intégrer l'autonomie économique des activistes, car on ne peut pas parler de bien-être à personne qui n'a pas de quoi manger. Évaluer les projets aussi à partir des récits, pas seulement des chiffres. Inclure les professionnel.les de santé mentales communautaires dans les projets car iels sont les mieux placé.e.s à  comprendre le matériel clinique mis à leurs dispositions par leurs pairs.

En somme, passer du contrôle à l'accompagnement.


Ce rapport a été réalisé dans le cadre du projet Pour Moi, Pour les Autres, mis en œuvre par Égides, le Mouvement pour les Libertés Individuelles (MOLI) et l'Association pour la Valorisation de la Femme (AVAF), avec le soutien du gouvernement du Canada par l'intermédiaire d'Affaires mondiales Canada, du fonds Agir ensemble pour l'inclusion (AGIRI), d'Equitas et du Réseau Dignité Canada.

Nouvelles / Témoignage
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À nous : le podcast des jeunes LGBTQI francophones

Nouvelles / Actualité
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AUX NOUVELLES NO. 60 : FÉVRIER 2026

La revue de presse francophone de l'actualité LGBTQI

Chaque mois, dans chaque pays, la lutte contre les LGBTQIphobies voit des avancées et des reculs. Pour suivre ce qui se passe dans les différentes régions du monde, Égides vous présente « Aux nouvelles », une revue de presse francophone de l’actualité LGBTQI. Ce bulletin vise à vous tenir informé·e·s des nouvelles législations, des arrestations, des jugements de tribunaux et des sujets du moment.

Avertissement : certaines nouvelles rapportent des faits violents et des meurtres de personnes LGBTQI. Nous les partageons par devoir de mémoire, avec une pensée pour toutes les personnes anonymes qui subissent des violences LGBTQIphobes sans obtenir d’attention médiatique. 

Certaines informations peuvent provenir de sources ayant des propos LGBTQIphobes. La disparité de la couverture mondiale nous force parfois à recourir à ces sources pour répertorier des actualités.  

AUX NOUVELLES NO. 60 : FÉVRIER 2026

Afrique

Au Ghana, un projet de loi anti-LGBTQI est présenté de nouveau au parlement.

Au Mali, les organisations locales alertent sur une augmentation des arrestations informelles, des extorsions policières et des violences sociales légitimées par le nouveau cadre juridique.

Au Maroc, la féministe emprisonnée pour avoir porté un chandail risque l’amputation à cause d’un état de santé se détériorant. Une lesbienne marocaine qui demandait l’asile aux États-Unis et fuyait les menaces de sa famille a été transférée au Cameroun malgré son orientation sexuelle, avant de devoir rentrer au pays.

En Ouganda, le premier procès d’un jeune homme pour « homosexualité aggravée » a été abandonné par la justice. Deux femmes ont été arrêtées suite à une dénonciation par des voisins qui leur reprochaient de trop s’embrasser.

Au Sénégal, une véritable traque aux homosexuels est en cours dans le pays, pour donner suite à l’arrestation de plusieurs célébrités dans deux affaires différentes. Plus de 50 personnes ont été arrêtées depuis le début de l’année, des manifestations anti-LGBTQI ont lieu et le gouvernement cherche à augmenter les peines liées aux relations sexuelles entre personnes de même sexe. On utilise le statut sérologique de certaines personnes pour les accusées de « transmission volontaire du VIH-sida » et le pays veut mettre en place une ligne de dénonciation.

Amériques et Caraïbes

Au Brésil, les assassins de Marielle Franco ont finalement été condamnés.

Au Canada, le nouveau processus de validation du matériel pédagogique de l’Alberta laisse les professeurs sans matériel pour enseigner l’éducation à la sexualité. Des groupes féministes et LGBTQI demandent au Canada de maintenir les fonds d’aide étrangère pour l’avortement. Dans les nouvelles plus joyeuses, une organisation de femmes trans mène une campagne pour encourager la communauté LGBTQI à donner du sang.

Au Québec, une nouvelle étude montre la montée de l’intolérance et de l’homophobie dans les écoles primaires et secondaires. Un salon de coiffure a été condamné par un tribunal des droits humains à verser 500$ à une personne non-binaire pour discrimination lors de la prise de rendez-vous.  

Aux États-Unis, le président fait enlever le drapeau arc-en-ciel du monument de Stonewall, créant une vive protestation et menant les activistes à réinstaller eux-mêmes le drapeau. Deux grandes organisations médicales du pays ont nuancé leurs positions sur les chirurgies d’affirmation de genre chez les jeunes trans. L’État du Kansas invalide les permis de conduire de 1700 personnes trans sans préavis. Au Tennessee, un projet de loi cherche à réduire la reconnaissance des mariages entre personnes de même sexe. De son côté, la Californie veut poursuivre l’administration Trump pour protéger la vie privée des élèves trans, mais la poursuite a été bloquée par la Cour suprême.  

Asie et Océan Pacifique

Au Liban, la justice a arrêté un gang qui attirait des hommes gays dans des guets-apens pour les voler.

En Nouvelle-Calédonie, le meurtre de Joëlla met la lumière sur les violences que subissent les femmes trans.

Aux Philippines, la Cour suprême refuse le mariage pour les couples de même sexe, mais leur reconnait la copropriété.

En Turquie, un projet de loi prévoit pénaliser le fait de parler des identités LGBTQI.

Europe

En Belgique, les organisations LGBTQI ont constaté en 2025 une augmentation des violences et des discours haineux dans le pays, selon le dernier rapport d’ILGA Europe.

En France, onze organisations au Mans interpellent le préfet pour des tags homophobes. Une candidate de droite à la Mairie de Paris blâme une « conspiration gay » contre elle.

En Hongrie, l’organisateur de la Pride de Pécs est poursuivi devant la justice.

Le Parlement européen vote pour la pleine reconnaissance des femmes trans comme femme.

Au Royaume-Uni, une hausse des suicides chez les jeunes trans coïncide avec l’interdiction des bloqueurs de puberté.

En Suisse, Zurich veut réduire les listes d’attente pour les personnes trans.

International

Pride 7, un groupe d’engagement du G7 visant la prise en compte des droits LGBTQI, a dénoncé la nouvelle extension du « global gag rule » par les États-Unis.

Le Pape ferme la porte à un changement rapide de la doctrine de l’Église face aux personnes LGBTQI.

Plusieurs développeur·euses ont dénoncé l’inaction de la plateforme Steam face aux discours de haine en ligne.

Une nouvelle étude montre une espérance de vie plus courte chez les personnes LGBTQI.

Il y avait 49 athlètes ouvertement LGBTQI, venus de 14 pays, aux Olympiques de Milan-Cortina. 19 d’entre iels ont remporté une médaille.

Bonne lecture!

PS : Si des nouvelles nous ont échappé, n'hésitez pas à nous faire parvenir les liens. Nous verrons si elles peuvent être ajoutées au prochain bulletin.

Nouvelles / Documents
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Roman graphique sur la 3e conférence internationale d'Égides

là où germent nos voix - roman graphique d'Égides

Une idée d'Égides, réalisée par Simon IP.

Nouvelles / Actualité
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Lancement du rapport de la 3e conférence internationale d'Égides

La Conférence d’Égides 2025 s’est tenue à Montréal, du 31 juillet 2025 au 3 août 2025, dans un contexte international marqué à la fois par la persistance des violences systémiques envers les personnes LGBTQI+ et par le renouvellement des formes de solidarité et de création qui caractérisent leurs luttes

Pour la troisième année consécutive, notre collaboration avec la Clinique Mauve et l’équipe de recherche d’Ahmed Hamila de l’Université de Montréal porte ses fruits. Rédigé par Reem Alameddine, sexologue et doctorante, avec la collaboration d’Abdelhak Anajar, ce rapport est avant tout une traduction académique rigoureuse des échanges de la conférence Égides 2025.

Nouvelles / Témoignage
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Plus de 750 personnes à la conférence internationale d'Égides

Du 1er au 3 août à Montréal, nous étions plus de 350 activistes en présentiel et 400 en ligne venu·e·s des quatre coins de la francophonie, rassemblé·es à Montréal pour faire mouvement ensemble. Pendant trois jours intenses, nous avons partagé des idées, construit des ponts, transmis nos histoires, célébré nos victoires et imaginé l’avenir.

Nous tenons à remercier chaleureusement nos intervenant·es, bénévoles et partenaires qui ont rendu ce rendez-vous possible.

Dans les prochains mois, nous pourrons partager le rapport de la conférence, le prochain roman graphique, ainsi que des extraits de l'événement sur nos réseaux sociaux.

Restez à l'affût!

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AUX NOUVELLES NO. 56 : SEPTEMBRE 2025

La revue de presse francophone de l'actualité LGBTQI

Chaque mois, dans chaque pays, la lutte contre les LGBTQIphobies voit des avancées et des reculs. Pour suivre ce qui se passe dans les différentes régions du monde, Égides vous présente « Aux nouvelles », une revue de presse francophone de l’actualité LGBTQI. Ce bulletin vise à vous tenir informé·e·s des nouvelles législations, des arrestations, des jugements de tribunaux et des sujets du moment.

Avertissement : certaines nouvelles rapportent des faits violents et des meurtres de personnes LGBTQI. Nous les partageons par devoir de mémoire, avec une pensée pour toutes les personnes anonymes qui subissent des violences LGBTQIphobes sans obtenir d’attention médiatique. 

Certaines informations peuvent provenir de sources ayant des propos LGBTQIphobes. La disparité de la couverture mondiale nous force parfois à recourir à ces sources pour répertorier des actualités.  

* Malheureusement, certains articles pourraient ne pas être accessibles dans leur entièreté.

AUX NOUVELLES NO. 56 : SEPTEMBRE 2025

Afrique et Asie du sud-ouest

Au Bénin, le gouvernement accepte deux recommandations de son Examen périodique universel qui lui demande de poursuivre les auteurs d’actes violents contre les personnes LGBTQI.

Au Burkina Faso, une nouvelle loi vient criminaliser l’homosexualité.

L’Égypte aurait arrêté 40 personnes pour des publications sur les réseaux sociaux traitant d’homosexualité.

Au Kenya, une cour ordonne au gouvernement d’adopter une législation pour protéger les personnes trans.

En Iran, l’ancien chef de la moralité, responsable notamment du durcissement des lois envers les femmes dans l’espace public, a été condamné à 100 coups de fouets pour homosexualité.

Au Maroc, une activiste a été condamnée à la prison pour blasphème après avoir publié une photo d’elle portant un chandail avec le slogan « Allah est une lesbienne ».

Au Nigéria, deux hommes ont été battus par un groupe de jeunes disant vouloir chasser les homosexuels de leur village. Le gouverneur de l’État de Kano vient de déposer un projet de loi visant à interdire le mariage entre personnes de même sexe, dans un pays où l’homosexualité est déjà criminalisée.  

Amérique du Nord

Au Canada, des groupes LGBTQI et féministes s’inquiètent des coupes de financement dans le prochain budget. La province de l’Alberta cherche à utiliser la clause dérogatoire pour soustraire ses lois sur les personnes trans à la Charte canadienne des droits et libertés. La province recule également partiellement sur son arrêté visant la censure de livres dans les bibliothèques scolaires.

Au Québec, le gouvernement veut restreindre l’usage de l’écriture inclusive dans les communications de l’État et des organismes publics.

Aux États-Unis, 16 États poursuivent l’administration Trump et le département de la Santé pour ses menaces de retirer les financements aux écoles qui continuent de donner des cours d’éducation à la sexualité inclusifs. Un juge contraint également l’administration à rétablir des ressources de santé LGBTQI. Avec l’assassinat de Charlie Kirk, un influenceur d’extrême droite, la communauté LGBTQI est prise pour cible. Le FBI subit des pressions pour classer les personnes trans comme des « menaces extrémistes ».

Asie et Océan Pacifique

En Chine, un distributeur utilise l’intelligence artificielle pour enlever une scène de mariage d’un couple gay dans un film australien.

En Turquie, un ministre poursuit un chanteur pour une chanson qui parle d’une relation entre deux hommes. Un activiste reçoit une libération conditionnelle après une mobilisation internationale.

Europe

En Europe, les violences contre les personnes intersexes sont en hausse.

En France, la conjointe de l’institutrice qui s’est suicidée en début d’année scolaire dit vouloir prendre un temps de repos avant de porter plainte contre l’Éducation nationale. Les enseignant·es LGBTQI ne se sentent pas encore assez protégé·es.

En Lettonie, l’opposition tente de restreindre la participation des enfants aux événements LGBTQI.

En Lituanie, la plus haute Cour du pays refuse d’entendre une requête qui permettrait aux personnes trans de changer leurs papiers d’identité légalement.

En Pologne, un rapport montre comment la plateforme X facilite l’abus en ligne envers les personnes LGBTQI.

En Slovaquie, le parlement restreint les droits LGBTQI dans sa constitution, inscrivant dans la loi la reconnaissance exclusive des sexes masculin et féminin.

En Suisse, le gouvernement fédéral veut faciliter l’adoption des beaux-enfants.

International

Des candidats dans 85 % des élections mondiales ont utilisé des discours anti-LGBTQ+ en 2024.

La PREP injectable sera disponible dans 120 pays à faible revenu en 2027.

Bonne lecture!

PS : Si des nouvelles nous ont échappé, n'hésitez pas à nous faire parvenir les liens. Nous verrons si elles peuvent être ajoutées au prochain bulletin.

Nouvelles
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Miwa+ : un fonds édition spéciale pour les organisations LBTQI d’Afrique de l’Ouest

MIWA+

Dans le cadre du projet MIWA, Égides s’associe à la Fondation de France pour une édition spéciale d’un fonds d’initiatives locales pour les organisations LBTQI francophones d’Afrique de l’Ouest : le Fonds MIWA+.

Qu’est-ce que Miwa+ ?


En fon, « Miwa » signifie Nous sommes là. Ce projet affirme la présence, la force et la volonté des femmes LBTQI et des hommes trans en Afrique de l’Ouest de construire une société plus inclusive et égalitaire.
Sur une durée de 18 mois, le Fonds Miwa+ permettra :

  • De financer 10 initiatives locales portées par des organisations féministes LBTQI et trans, choisies dans un processus participatif.
  • De renforcer les capacités des organisations grâce à des formations, des webinaires et un accompagnement sur mesure.
  • De créer une communauté de pratique entre activistes pour favoriser le soutien féministe et la solidarité régionale.

Un comité consultatif engagé

Dès le démarrage, un comité consultatif bénévole de 5 activistes LBTQI d’Afrique de l’Ouest sera mis en place pour accompagner la gestion du Fonds. Conçu dans une approche féministe et intersectionnelle, ce comité jouera un rôle central : revoir les lignes directrices du programme, sélectionner les initiatives à financer, garantir la représentativité géographique et participer à l’évaluation finale du projet.

Pourquoi c’est important

Dans un contexte où les droits des femmes et des personnes trans sont menacés par la criminalisation, la stigmatisation et la montée des discours anti-genre, MIWA+ place l’autonomisation et la voix des plus marginalisé·es au cœur de son action. Ce fonds s’appuie aussi sur les recherches menées par MIWA au Bénin, en Côte d’Ivoire et au niveau régional, notamment des analyses contextuelles et des enquêtes en santé, qui ont mis en lumière les besoins spécifiques et souvent invisibilisés des femmes LBTQI et des hommes trans. Ces données viennent renforcer la pertinence du projet et garantir que les initiatives soutenues répondent aux réalités vécues sur le terrain.

Ensemble pour l’inclusion


Avec ce projet et son partenariat avec la Fondation de France, Égides réaffirme son engagement à soutenir les mouvements féministes et LBTQI francophones en Afrique de l’Ouest, et à bâtir des sociétés où chacune et chacun peut vivre en liberté, sécurité et dignité.

Nouvelles / Actualité
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17 mai 2025 : une journée célébrée autour du globe!

Créée par la Fondation Émergence en 2003, la Journée internationale contre l’homophobie, la lesbophobie, la biphobie et la transphobie, célébrée dans plusieurs pays, mobilise des milliers de personnes à travers des campagnes et initiatives visant à dénoncer les discriminations et promouvoir l’inclusion.

La date du 17 mai est une référence au 17 mai 1990, date à laquelle l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a retiré l'homosexualité de sa liste des maladies mentales.

Il nous fait plaisir de mettre en valeur et de vous présenter les actions de différentes organisations membres d’Égides à travers la francophonie !

Campagnes internationales

Chaque allié·e compte, chaque voix compte, soyez L'effet Allié!

Encore cette année, Égides est fière partenaire de la campagne de la Fondation Émergence.

La campagne, « L’effet Allié », veut valoriser et mobiliser les personnes alliées dans la lutte contre les LGBTQIphobies. Portée par le slogan « Chaque allié·e compte », la campagne vise à rappeler l'impact réel qu’apporte le soutien collectif dans un contexte où les droits des personnes LGBTQ+ sont de plus en plus menacés. Par cette initiative, il s’agit de mettre en lumière l'importance de la solidarité pour faire progresser l’inclusion et la reconnaissance des personnes de la diversité sexuelle et de genre.

C’est un appel aux allié·es à se tenir fièrement aux côtés des communautés LGBTQI+. Par des gestes concrets, chacun·e peut amplifier les voix des personnes LGBTQ+ et contribuer à un environnement plus inclusif.

En tant qu'allié·e, voici 5 pistes pour contribuer au changement :

  • Écouter attentivement : il peut être utile d’écouter les récits des personnes LGBTQ+ avec l’esprit ouvert, sans chercher à corriger ou à relativiser leurs vécus.
  • S’informer de manière continue : approfondir ses connaissances sur les identités, les réalités et les enjeux LGBTQ+ peut enrichir sa compréhension.
  • Observer ses milieux avec un regard critique : se questionner sur les normes, pratiques ou structures en place dans ses environnements (travail, école, communauté) permet d’identifier des pistes d’amélioration pour plus d’inclusion.
  • Mobiliser son cercle d’influence : chacun·e peut, à sa façon, contribuer à faire évoluer les choses autour de soi, que ce soit au sein de sa famille, avec ses ami·es ou dans son milieu professionnel.
  • Choisir de prendre la parole quand c’est possible : il arrive que certaines personnes ne puissent pas toujours s’exprimer en sécurité. Dans ces cas, faire preuve de solidarité en réagissant avec respect et bienveillance peut faire toute la différence.

Le pouvoir des communautés

Face aux avancées et aux reculs des droits LGBTQI dans le monde, « Le pouvoir des communautés » souligne le rôle fondamental des liens, de la solidarité et des luttes collectives dans les transformations sociales – pour les individus comme pour les mouvements de justice sociale.

Cette campagne organisée par le comité aviseur IDAHOBIT propose de signer une déclaration conjointe, met à disposition plusieurs guides et canevas pour organiser votre propre activité en plus de recenser les initiatives qui ont lieu pour la journée à travers le monde.

Des activités par les membres d’Égides à travers le monde

Voici un résumé de ce que nos membres organisent autour du 17 mai. 

ASBS Cœur Doré (Bénin)

Le 31 mai, l'Association pour la Solidarité et le Bien-Être Social ASBS Cœur Doré organise une soirée de valorisation et de distinction des talents MSG dénommée la Nuit des Talents MSG.

BESYP (Bénin)

Le Festival des Identités et des Cultures-MSG revient pour une 2ème édition haute en couleurs ! C’est plus qu’un festival : c’est un espace de liberté, de visibilité, et de résistance ! Ensemble, on célèbre nos existences ET on dénonce les violences, discriminations et stigmatisations qui persistent.

Détermination (Cameroun)

C’est l’occasion d’organiser des campagnes de sensibilisation en direction des membres et des exécutifs communaux, sous l’angle de la prise en compte du genre dans les plans de riposte contre le VIH/SIDA.

Une séance de renforcement des capacités sur les liens entre VIH et genre est également prévue avec les autorités administratives et sanitaires.

DAMJ - l'Association Tunisienne pour la Justice et l'Égalité (Tunisie)

Une activité double vise à dénoncer les violations continues des droits des personnes LGBTQI+ en Tunisie et à interpeller l’État tunisien sur ses engagements internationaux.

La première activité consiste en une conférence de presse nationale pour présenter notre réponse officielle au message de l’État tunisien datant d’octobre 2024, lui-même une réponse à la lettre des quatre rapporteurs spéciaux des Nations Unies de mai 2024 concernant les violations subies par l’association Damj, ses militant·es et la communauté queer en général.

La deuxième activité prendra la forme d’un forum militant pour y présenter le rapport intermédiaire mi-parcours (2022-2026) sur la mise en œuvre par l’État tunisien des recommandations acceptées en 2023 lors de l’Examen Périodique Universel (EPU) devant le Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies, notamment celles relatives aux droits des personnes LGBTQI+.

Diversité sexuelle et de genre à la Réunion
(La Réunion) 

Le groupe LGBTQI de l’Université de la Réunion organise le 15 mai sa 3e Konférans Kwir, avec des conférences sur les trajectoires de personnes lesbiennes et gaies tout au long du coming-out à l’île de la Réunion, une histoire des Fierté de 1997 à 2005, une analyse de la controverse de la PMA sur une radio réunionnaise, etc.

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Fédération Prisme, çavaria, RainbowHouse
(Belgique)

Avec leur campagne nationale, la Fédération Prisme et ses partenaires çavaria et RainbowHouse encouragent les communes à afficher le drapeau inclusif et à envoyer une photo.

Fédération Prisme
(Belgique)

La Fédération organise également une campagne collective et participative en ligne sur le thème « Tenir, encore ». Dans ce climat hostile, elle a demandé à la communauté cette question simple, mais essentielle : « Qu’est-ce que “tenir” veut dire pour vous aujourd’hui ? » Rester debout, malgré la lassitude. Continuer à croire que vivre, aimer, être soi, avoir des droits, n’est pas négociable. Faire bloc, parfois. Se retirer, parfois. Mais rester là. Encore.

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Kap Caraïbe (Martinique)

Dans le cadre de la Semaine des Diversités, l’association KAP Caraïbe organise deux conférences portant sur les enjeux de visibilité et d’invisibilité des personnes LGBTQI dans les sociétés antillaises.

La première, le 12 mai, avait pour thématique la visibilité et l’invisibilité queer et féministe dans les arts et la littérature caribéens.

Le 15 mai, une conférence hybride a pour thème : « Visibilité et invisibilité des identités LGBTQIA+ afrodescendantes à travers les dynamiques sociopolitiques, historiques, anthropologiques et ethnologiques dans les Caraïbes »

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Le Girofard (France)

Le Village des Fiertés est de retour à Bordeaux pour un après-midi festif et engagé.
Il s’agit d’un espace de rencontres, de visibilité et de partage, qui met en lumière des artistes et militant·es queers engagé·es, gratuit et ouvert à tous•tes.

Au programme : stands associatifs, performances artistiques, animations et jeux, temps d’échange, bar, foodtruck, mais aussi stand de dépistage et de réduction des risques et remise du rapport de SOS Homophobie.

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Maison Arc-en-Ciel de Liège (Belgique)

Vendredi 16 mai, la Maison Arc-en-Ciel de Liège présente le livre "Biche Boy" de l'artiste Bo Rainotte (alias Biche de Ville), suivi d’une lecture de texte. Figure incontournable de la scène artistique queer, artiste transgenre et non-binaire, Bo mêle poésie punk, musique et engagement pour rendre visibles des réalités souvent invisibilisées.

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Organisation des jeunes luttant pour les populations clés (Haïti)

Dans la région de Grand’Anse, l’OJLUPOC invite les universitaires et les allié·es à une discussion sur les réalités LGBTQI et la trans-identité.

Pink Cross (Suisse)

Le 14 mai, l’organisme prévoit différentes actions interactives à la "Regenbogenhaus", la Maison Arc-en-ciel de Zurich de 15–19 heures et organiser de différentes actions interactives. Par contre, cela aura lieu le mercredi 14 mai !

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Regroupement des Personnes Luttant Contre la Discrimination et pour l'Égalité (Haïti)

RPLCDE organise un atelier sur les réalités vécues par les personnes LGBTQI afin de promouvoir un climat d’inclusion, de respect et de solidarité et de créer un environnement sécuritaire pour les personnes concernées.

RainbowHouse Brussels – Brussels Pride (Belgique)

Le 17 mai est également la journée où se célèbre la Fierté à Bruxelles. Cette année, le thème de la Brussels Pride est « Unissons-nous, il est temps de protéger...», un appel à l'unité pour défendre les droits, la liberté, la santé, l’identité et la diversité de la communauté LGBTQIA+. Ces valeurs fondamentales sont de plus en plus menacées par des interdictions et des pressions, tant au niveau belge qu’européen et mondial. Unissons-nous, au-delà des différences, des générations et des frontières, pour nous protéger mutuellement.

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SAVIE asbl NGO LGBTQI DRC (République Démocratique du Congo)

L’organisme prévoit une journée de prière pour la communauté LGBTQI et plus particulièrement pour les personnes affectées par l’insécurité géopolitique dans le Kivu et la région des Grands lacs africains.

Stop homophobie (France)

Le 13 mai 2025, l’auditorium du Conseil national des barreaux à Paris a accueilli une conférence consacrée à l’engagement des avocats dans la défense des droits des personnes LGBT+. Organisé par Stop Homophobie et Justice Makers Bangladesh Foundation (JMBF), cet événement a mis en lumière le rôle essentiel que joue la profession d’avocat, en France comme à l’international, dans la lutte contre les discriminations et les violences LGBTQIphobes.

Trans Future DRC/ASBL (République Démocratique du Congo)

Trans Future prépare une conférence sur la protection des personnes trans en se basant sur les chartes et traités internationaux sur les droits humains dont la République Démocratique du Congo est signataire.

Ville de Genève (Suisse)

La campagne 2025 "Ensemble contre les cyberviolences envers les personnes LGBTIQ+!", organisée par la Ville de Genève, s'interroge sur les enjeux du numérique dans une perspective queer et ouvre un dialogue plus que jamais nécessaire dans un contexte de dérégulation des espaces en ligne et de forte croissance des discours de haine à l’encontre des personnes LGBTIQ+. Elle invite la population genevoise à interroger l’accessibilité des espaces numériques et à imaginer les stratégies individuelles et collectives à opposer aux cyberviolences.

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Table ronde  : Coopération internationale - favoriser l'inclusion numérique des personnes LGBTIQ+ et assurer leur sécurité dans les environnements hostiles

Les espaces numériques offrent des opportunités de connexion et de défense des droits pour les LGBTIQ+, mais 2,6 milliards de personnes sont exclues à cause des coûts, des infrastructures et du manque de contenu accessible. Cette exclusion est plus marquée pour les personnes LGBTIQ+ confrontées à des oppressions croisées. Les risques de cyberharcèlement et de surveillance sont également omniprésents.

Comment les plateformes numériques peuvent-elles être mise à profit pour le plaidoyer tout en minimisant les risques pour les personnes LGBTIQ+ ? Comment la coopération internationale peut-elle combler la fracture numérique et favoriser l'inclusion et la sécurité ? Quelles ressources et quels moyens peuvent être mobilisés pour assurer l'inclusion numérique ainsi que la sécurité en ligne et hors ligne des personnes LGBTIQ+ ?

Table ronde en anglais, avec interprétation simultanée en français, espagnol, et langue des signes internationale.

Jeudi 15 mai à 17h CET : Lien pour y assister

Wiceceka Community Support Organisation et RFISWA (Rwanda)

Une coalition d’organisme se réunira pour célébrer la journée par des lectures de poésie ainsi que des danses traditionnelles et modernes.

Working For Our Wellbeing (Cameroun)

La journée est l’occasion d’organiser un panel de discussion avec les membres de la communauté afin d’évaluer les services de l’organisation.

Vous organisez une activité pour souligner le 17 mai ?

Nous vous avons offert ici un bref panorama de ce qui s’organise dans le monde. Il reste encore bien d’autres initiatives à découvrir. N’hésitez pas à nous envoyer vos images afin que nous puissions les partager.

Nouvelles / Documents
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Rapport « Droits devant : leadership du Canada en matière de financement LGBTI international »

Les gouvernements donateurs ont un rôle clé à jouer dans le soutien du travail mené par les communautés LGBTI pour la défense des droits humains fondamentaux pour tou·tes. Le Canada se classe en troisième position des gouvernements donateurs, avec 23 millions USD (29 millions CAD) octroyés en 2021–2022.

Le Global Philanthropy Project, en collaboration avec ses partenaires Égides - Alliance internationale francophone pour l'égalité et les diversités, et le Réseau Dignité Canada, publient « Droits devant : leadership du Canada en matière de financement LGBTI international ». Ce rapport contient des recommandations spécifiques pour le gouvernement du Canada afin de renforcer son engagement en faveur des droits des personnes LGBTI dans le monde entier.

Ces recommandations sont les suivantes :

  1. S'appuyer sur le succès du Programme d'aide internationale (PAI) 2SLGBTQI+, lancé par le Canada en 2019 avec trois fenêtres de financement spécifiques et dédiées.
  2. Étendre les financements LGBTI par le Canada à au moins 20 millions de dollars CAD par an, de sorte que le financement des mouvements LGBTI soit intégré dans un certain nombre de priorités clés de l'aide internationale canadienne.
  3. Institutionnaliser les enjeux LGBTI au sein d'Affaires mondiales Canada, afin de renforcer l'inclusion des personnes LGBTI dans les stratégies, les politiques et les pratiques à long terme.

Le rapport a été lancé à Montréal le 7 août 2024, lors des célébrations de Fierté Montréal.

Nouvelles / Témoignage
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5 ans - on est ensemble!

Égides fête ses 5 ans!

Il y a cinq ans, une idée est née : unir les activistes francophones pour la défense des droits LGBTQI. Aujourd'hui, nous célébrons une aventure incroyable et pleine de succès.

Pour marquer cette étape, nous avons créé une vidéo spéciale avec quelques-unes de nos organisations membres. Découvrez-la, partagez-la et célébrons ces cinq années de lutte et de succès ensemble !

#Égides5ans #LGBTQI #DroitsHumains #5ansensemble #bonnefeteegides

Merci à toutes et tous pour votre soutien et votre engagement.

Égides en 2024, c'est :

  • Une équipe multiculturelle de 13 personnes à travers le monde
  • Plus de 200 organisations membres dans 30 pays
  • 30 projets locaux et régionaux soutenus

Nous sommes fier·es de notre parcours et reconnaissant·es envers nos partenaires et allié·es. Ensemble, nous avons créé des espaces de concertation, soutenu des initiatives locales et porté nos voix sur la scène internationale.

Mot de la direction générale pour les 5 ans d'Égides

Fondée en 2019, Égides célèbre cette année ses 5 ans!


Égides a été avant tout une idée, un besoin exprimé par les activistes francophones, puis un projet innovant, auquel a cru le gouvernement du Québec et le Ministère des relations internationales et de la francophonie, et qui a permis à notre belle alliance de grandir et de faire rayonner l1e leadership francophone pour les droits des personnes LGBTQI à travers le monde.

Je me rappelle ce 6 janvier 2020, lorsque j’ai rejoint les rangs d’Égides comme le second employé de l’organisation, avec juste un assistant administratif et deux personnes consultantes, et aujourd’hui, notre organisation peut compter sur une solide équipe multidisciplinaire et multiculturelle de 13 personnes à travers le monde.

Égides en 2024, ce sont des espaces de concertation et de mobilisation internationaux accessibles aux activistes francophones qui brisent l’isolement et font converger nos luttes.

Égides en 2024, c’est une trentaine de projets locaux et régionaux soutenus ou mis en œuvre d’Amérique du Nord à l’Europe, en passant par l’Afrique de l’Ouest, le Maghreb et l’Afrique de l’Est et centrale par nos partenaires qui sont en première ligne de la défense des communautés LGBTQI francophones.

Égides en 2024, c’est un acteur reconnu sur la scène internationale, une force mobilisatrice soutenant ou portant les voix des communautés francophones dans les espaces qui nous sont encore trop difficilement accessibles.

Enfin, Égides en 2024, c’est aussi et avant tout un réseau international fort de plus de 200 organisations de la société civile, qui luttent chaque jour, pour un monde plus juste et plus inclusif pour les personnes LGBTQI dans 34 pays de la francophonie mondiale, parfois au péril de leur sécurité et de leur vie.

Les défis auxquels notre Alliance et ses membres font face sont encore colossaux. Du rétrécissement de l’espace civique à la montée exponentielle des mouvements anti-genre, sans parler des violences ciblant nos mouvements, le travail encore à accomplir est immense.

Mais notre volonté de défendre, protéger et promouvoir nos droits est encore plus forte, et le dynamisme et l’expertise des mouvements LGBTQI francophones qu’Égides s’efforce de mettre en avant nous permet d’être optimiste.

photo de Michaël Arnaud, directeur général

Michaël Arnaud

Directeur général

Soutenir la cause

Vous pouvez nous donner les moyens de soutenir les personnes LGBTQI vulnérables dans toute la francophonie! Ensemble nous sommes plus fort.es !

Votre don est essentiel pour :

1. financer les projets d’organisations LGBTQI locales;

2. renforcer les capacités des activistes LGBTQI francophones;

3. développer des projets novateurs sur la santé mentale des activistes LGBTQI;

4. porter la voix sur la scène internationale des communautés francophones LGBTQI;

5. développer un fonds d’urgence pour mettre en sécurité les personnes LGBTQI dont la vie est menacée.

logo Égides avec un arc qui dit cinq années ensemble